Le Dossier OVNI 2/5

Publié le par Hervé Giacomoni

p4461_43d53ba8fded4557c46429415f689d8avignette.gif
Le terme OVNI est apparu comme on le sait avec le témoignage de Kenneth Arnold le 24 juin 1947. Il  y a eu beaucoup d'observations de la part de promeneurs, d'automobilistes etc...
Il est vrai que le rapport est différent avec les pilotes lorsqu'ils sont parfois approchés de près par ces étranges aéronefs, une sorte de respect mutuel s'en dégage. Mais dans de rares cas, la rencontre fut tragique pour Thomas Mantell.

De nos contemporains, voici ceux qui ont fait la rencontre du troisième type, avec quelques plus.

 

Jack Krine

Le 23 septembre 1975 à 23 h, lors d'une mission d'entraînement nocturne avec un autre avion, dans la région de Cambrai, Krine fait une observation répétée 3 fois :

J'étais à l'époque capitaine, chef de patrouille instructeur confirmé à l'escadron de chasse "Seine". Vers 22 h 30, nous décollons de Creil à 2 chasseurs pour une mission d'entraînement-rassemblement radar appelée "Plastron Mimosa". Un exercice relativement délicat, simulant l'interception de nuit d'un avion sans identification. Je vole sur un Dassault Mirage 3-C et monte à 12 000 m d'altitude vers le secteur nord, dans une zone de travail comprenant Cambrai, Reims et la Belgique. La nuit est très noire mais avec une voûte étoilée extraordinaire. J'arrive à une vitesse subsonique à 28 km à l'arrière de l'autre Mirage, quand soudain, je vois passer entre lui et moi un truc très lumineux ! Ca pourrait être un autocar ou le fuselage d'un avion de ligne d'une quinzaine de m de long, de forme allongée avec de gros hublots bien éclairés de l'intérieur. Je demande à mon ailier : "Tu vois quelque chose ?" Il me répond non. Je signale au contrôleur radar : "Vous avez quelque chose entre nous ?" "Non, négatif, on n'a rien..." Au moment où j'approche de la chose, elle file et disparaît instantanément. Nous nous éloignons sur 9 km pour un autre virage relatif. Et pouf ! Ca réapparaît... J'ai alors annoncé au pilote de l'autre Mirage : "Tu as un truc dans tes 2 h ! Tu le vois ?" L'autre capitaine répond : "Ouais... Je le vois... C'est drôle, c'est curieux ! On va dessus..." Et hop, ça disparaît encore... On a fait ainsi 4 présentations, et pratiquement à chaque fois, ce truc se trimbale entre nous et dégage. Après 30 mn de vol, nous sommes rentrés en patrouille serrée à Creil sans rien dire. En tous cas, ça ne ressemblait à rien de ce que je pouvais identifier.

 

Jean-Marie Gilman

 

 Nous arrivons de Marseille à bord d'un Airbus A300 B2-1C et entamons notre descente sur Orly. Il fait comme on dit tempête de ciel bleu, le beau temps règne sans nuage ! Nous descendons et sommes à 4900 m d'altitude. Le contrôle nous a interdit de passer par la zone d'essai militaire de Melun-Villaroche, et nous savons qu'un avion-radar Awacs tourne dans la région. Nous voyons soudain apparaître en face, du fin fond de notre champ visuel, un engin bizarre qui vole droit sur nous environ 2 fois plus vite qu'un avion de ligne. L'objet ressemble à un panneau rectangulaire hyperplat de 12 m de long sur 3 m de large environ. Le tout est peint avec un marquage rouge et blanc en forme de "V" qui court sur la longueur de l'engin. Ce dernier n'a ni aile, ni empennage, ni dérive, ni cockpit, ni entrée d'air, rien du tout. A un moment, on a l'impression qu'il s'incline de 10 à 20° pour nous éviter, mais il est possible que nous soyons abusés du fait de la perspective. Quand l'objet passe un petit peu en dessous et à notre gauche, je peux quand même apercevoir ce qui ressemble à 5 ou 6 tuyères à peu près toutes positionnées à l'arrière. Il s'écoule alors 3 s avant qu'il ne disparaisse à moins de 330 m sous notre Airbus. Heureusement, car je ne crois pas que l'on aurait pu l'éviter. Je dis à mon copilote et à mon officier mécanicien naviguant : "Mais les gars... On vient de voir la même chose ?" Nous nous concertons, je contacte Paris Contrôle et leur demande : "Vous avez quelque chose sur la radar qui aurait pu nous croiser ?" Ils nous répondent : "Non, pour nous il n'y a rien du tout..." Du coup, quelques jours après, le 5 décembre 1995, je dépose un rapport « Airprox » auprès de la Commission nationale de sécurité de la circulation aérienne, du fait du danger de collision que nous avons encouru. Il est resté sans suite… »

 

Claude Bosc

Le 3 mars 1976 à 23 h, le commandant Claude Bosc, raconte :

Ce soir-là, en tant qu'élève pilote de chasse à l'école de Tours, j'effectue un vol solo avec plusieurs collègues dans le cadre d'un exercice de navigation de nuit. J'ai décollé seul à bord d'un Lockheed T-33SF, un avion à réaction de construction américaine utilisé pour l'entraînement, pour effectuer un circuit aérien reliant Rennes, Poitiers et Tours. Vers 23 h, alors que je survole la région de Poitiers à 7000 m d'altitude, dans la nuit noire, au travers de mon collimateur, je vois monter verticalement du sol ce qui ressemble à une fusée de couleur verte. D'un seul coup, elle se stabilise à l'altitude de l'avion et en 3 s fonce sur moi "plein viseur" à une vitesse absolument fulgurante. La collision semble inévitable. Je me souviens avoir instinctivement croisé mes bras en avant pour me protéger. Et là, je vois distinctement passer une boule lumineuse verte de 1 à 2 m de diamètre à hauteur de ma verrière en plexiglas et à environ 30 cm sur l'aile droite... Cette boule est suivie d'une traînée lumineuse du même vert vif, comparable à une queue de comète avec à l'intérieur une partie centrale blanche, d'une lumière aussi aveuglante que du magnésium, et au milieu ce qui m'a paru être un éclair de couleur rouge. Je revois encore toute la cabine à l'intérieur. Tout était devenu fluo ! Après, elle disparaît aussitôt et je ne l'ai plus vue. Je me souviens avoir demandé à la station radar qui surveillait mon vol si elle avait repéré quelque chose. Les contrôleurs m'ont dit que non.

A 1 h De retour à la salle de debriefing, (...) j'apprends qu'un sergent-pilote qui me précédait à bord d'un autre T-33 a vu de loin le départ de cet objet. Notre commandant déclara l'incident clos. Il ne donna lieu à aucun rapport écrit.

 

 

Jean-Charles Duboc

Vol Air France Airbus A310 le 28 janvier 1994

 Nous sommes en vol de croisière vers Coulommiers , à 11 700 m d'altitude, par d'excellentes conditions métérologiques, avec une visibilité de 200 à 300 km 2 et une couverture nuageuse d'alto cumulus recouvrant la région parisienne. Un stewart se trouve dans le poste de pilotage à cet instant. C'est lui qui voit le 1er un objet dans le ciel. Il s'exclame : Un ballon météo ! Ma copilote Valérie Chaufour l'identifie elle aussi, dans un 1er temps, comme un ballon météo. Je suis le 3ème et le dernier à le voir. Par contre, je l'identifie comme étant un avion en virage à 45 ° d'inclinaison, en fait avant qu'il n'ait les ailes à l'horizontale... L'excellente visibilité me permet ensuite d'estimer que cet objet plutôt étrange est à une distance de 46 km , à une altitude d'environ 10 500 m dans nos 10 h, c'est-à-dire au nord-ouest, pratiquement à la verticale de Paris. Comme nous poursuivons notre route et que nous maintenons notre cap, nous l'avons alors dépassé et je peux remarquer sa couleur rouge brunâtre, avec des bords légèrement flous, et surtout une taille immense que j'estime à près de 1000 m de diamètre  pour une épaisseur de 100 m ! En effet, à une telle distance, un avion de ligne n'est qu'un point minuscule ! Cet objet semble être un gigantesque disque, sans détails apparents, ni aile, ni gouvernes ou moteurs, que nous pouvons voir sous plusieurs angles pendant près d’une minute. Lorsque nous le laissions sur l’arrière gauche de notre appareil, je le vois soudain devenir transparent et disparaître sans bouger. Nous contactons immédiatement le centre régional de contrôle de Reims pour savoir s’il dispose d’informations radar sur ce que nous avons vu. Comme il me semblait difficile de témoigner sur un tel phénomène mystérieux et inexplicable, j’ai refusé, dans un premier temps, d’écrire un rapport sur cette étrange rencontre. C’est un article paru trois ans après cet incident, le 13 février 1997, dans la revue Paris-Match, qui m’obligera à sortir de mon mutisme et à rédiger un rapport, huit jours plus tard, à l’intention de ma hiérarchie et des autorités du Sepra au Cnes de Toulouse, pour corriger quelques erreurs et apporter des précisions sur cette rencontre. Cet article m’a aussi appris que cet immense objet dans le ciel parisien a laissé une signature radar enregistrée par les installations militaires de Taverny.

 

Ltt de Vaisseau Christophe Glachant

Vol de liaison du 18 février 1988.

Nous revenons d’un vol de liaison sur Hyères à bord d’un bi turbopropulseur Nord 262 « Frégate » de l’escadrille 11 S, un vol avec passagers comme tous les jeudis, en direction de la base aéronavale de Dugny-Le Bourget. En tant qu’enseigne de vaisseau, je suis chef de bord et j’occupe le siège droit. Le copilote, à gauche, conduit la machine. On vole à près de 400 km/h. Il y  a une mer de nuages en dessous mais il fait beau, un ciel crépusculaire superbe avec, vers l’ouest, du bleu et de l’orange. Et soudain, entre Montélimar et Moulins, on voit face au nord une grande lumière blanche dorée très vive, juste au-dessus de l’horizon, comme une troche puissante qui paraît comme suspendue, stationnaire. Je dis alors à mon copilote :  « Tiens, tu as vu ? »  « Ah oui ! C’est quoi ? Un avion ? » Là je suis formel : « Ca brille tellement, ce n’est pas possible ! » -(NDLR) Cela ne peut être Vénus qui est couramment confondue avec un ovni lors des vols crépusculaires, car sa position serait dans ses 6 heures, soit derrière l’avion à cette période de l’année.- et je décide d’appeler le contrôle : « Il y a un point, quelque chose qui éclaire très fort…Est-ce que vous voyez quelque chose dans notre secteur nord ? » Le contrôleur me dit qu’il ne voit rien. Puis un commandant de bord d’Air Inter annonce à la radio, d’une voix très sûre :  « Mais non ! C’est un avion ! » Je réplique : « Non, ce n’est pas possible, ce n’est pas ça… »  Personne ne répond. Et puis d’un seul coup, au bout d’une minute, on a l’impression que ça descend, et le phénomène disparaît. A notre retour, le « pacha » de notre escadrille n’a rien voulu entendre. On n’a pas du tout été pris au sérieux. J’ai été extrêmement troublé par cette observation… »

 

 

Fin des années 1990, lors d’un vol de convoyage vers Istres d’un mirage F-1. Ce vol fait encore l’objet d’une mise sous silence et classifié secret défense, il est en version longue dans mon livre Phase. Les noms bien entendu ont été changé.

Check radio, mise en route moteur, les tests roulage se déroulent normalement. Il est 20h50, nous voilà alignés tous les deux pour un décollage en patrouille serrée.

- Voltige 01 pour décollage ? »

- Voltige 01 clear décollage, rappelez airborne ! »

- 01 reçu. »

20h51, plein gaz pour les deux avions. Signe au n°2, pouce levé, tout va bien. Lâché des freins pour un décollage PS (patrouille serrée). Pleine charge (post combustion) branchée, voyant allumé, débit pétrole correct, le pilote lit le JX (accélération longitudinale) sur le viseur tête haute. Rotation, coup d’œil au n°2, c’est bon il est en place, son saumon d’aile à moins de 5 mètres de celui de mon avion. « De leader à n°2, au top on rentre le train…top. Train rentré, voyant ambre éteint. L’avion atteint les 300 nœuds. « Au deuxième top coupure pleine charge…top.

Montée rapide pour éviter les nuisances au sol, sur la gauche les lumières de la ville de Reims donnent toujours autant de plaisirs pour un vol crépusculaire, la magie des lumières, terrestres et atmosphériques où la voûte céleste se déploie au-dessus de la canopée de l’avion offrant à son passager un spectacle toujours aussi captivant, comme jouer avec les nuages pendant les vols diurnes, en respectant le cumulonimbus, nébulosité apportant avec elle orage et tempête. Les « volants » militaire, civils ou de loisir sont des privilégiés, par cette faculté de s’arracher de l’attraction terrestre, de retrouver le soleil quand celui-ci est dissimulé par une couverture nuageuse dense, glisser dans l’éther céruléen procure des sensations extraordinaires. ../

/...Virage sur la gauche, les deux avions s’élancent comme soudés l’un à l’autre, prêts à engager un ballet de métal hurlant. Ils rejoignent l’axe d’accélération prévu et entament la prise de vitesse. L’ailier toujours en position à gauche du leader est légèrement en retrait vers l’arrière, il se repère à la masse sombre de l’appareil de son chef et surtout par les feux de navigation et le ‘beacon’, feu à éclats anticollision. Le cockpit irradie une légère lumière verte, donnant une ambiance étrange et irréelle.

À près de 10.000 mètres d’altitude, les deux avions volent à 1000 kilomètres à l’heure, ils seront dans la zone de transit d'Istres dans 40 minutes. À la verticale de Dijon, en dessous, les nuages font leurs apparitions, et masquent les lumières de la ville. Seule une lueur orangée, traversant la couverture de cumulus, indique aux deux pilotes qu’ils survolent bien une ville de bonne taille. Chacun effectue une vérification timing et garde un œil sur le  ‘movingmap’ indiquant que la trajectoire est bien maintenue et que tous les paramètres sont corrects. Le vol en mode pilote automatique n’autorise en aucun cas le relâchement de la part  de l’équipage.

Le vol se passe bien, à l’approche d’un tronçon très fréquenté par les ‘lignards’ (avion commerciaux), des ‘spots’ (échos radars) indiquent au leader  l’environnement proche et l’identification d’éventuels dangers d’abordage. Les puissants girophares blancs et rouges équipant les avions de ligne clignotent au loin, à la façon d’un phare maritime mobile avertissant leur propre position.  Le contrôle régional donne des informations de trafic pour gérer le flux de l’ensemble des aéronefs évoluant dans le secteur.

On demandera à la patrouille de descendre et d’emprunter un couloir aérien plus bas que prévu. Virage sur la droite et intégration du 5 éme tronçon.

« De Rambert à Voltige 01, descendez au niveau 52 . Reçu Rambert je descends niveau 52.

5200 pieds, à 300 pieds du plancher des nuages.

 Le binôme reprend sa trajectoire et avance vers sa destination.

À cette altitude, le ciel s’assombrit, avec une différence de 7 000 mètres, on pouvait encore apercevoir la lumière du soleil couchant vers l’ouest.

Sylvain aperçu dans le coin de l’œil et sur sa droite le phare latéral de son ailier. « Que fait-il à droite, pensa-t-il, il devrait conserver sa position sur mon aile gauche, il a certainement rompu le contact, mais il aurait pu annoncer quand même. Et il a éteint ses feux ce con ». L’avion évoluait tous feux éteints sauf le phare latéral. Ce qui pouvait signifier une panne technique.

Une panne en avion de nuit est toujours problématique, car si des signes de la mains correspondants à des codes signalant l’avarie est parfaitement visible le jour, à fortiori, la nuit le pilote doit utiliser sa torche électrique pour envoyer le code lumineux selon une séquence précise.

Sylvain essaya le contact radio tout simplement.

- De leader à n°2 tu fais quoi avec ton phare allumé ?

- De n°2 à leader, quoi ? Quel phare ?

Sylvain vérifie à nouveau sur sa droite et constate que le phare est toujours allumé. Il s’assure que ce n’est pas une lumière parasite provoquée par Vénus souvent confondue avec un phare ou toute autre hallucination (NDLR – ça revient souvent).

- Là, sur ma droite, précisa le leader.

- Attends, je suis sur ton aile gauche, à 8h00* répondit le n°2.

Bon sang, Sylvain eut une montée d’adrénaline pensant qu’un autre appareil était sur sa droite et évoluait dans la même trajectoire que lui en maintenant une vitesse identique. Sans que le système électronique anti-abordage n’ait fait son travail. Il appuya sur un bouton qui consigna l’heure à la seconde prêt et le relevé des coordonnées géographiques du moment, pour éventuellement servir en cas de dépôt de plainte de risque d’abordage (Airmiss).

Le leader contacta le contrôle pour vérifier si un autre plan de vol était déposé et s’il confirmait qu’un troisième écho  apparaissait dans la formation initiale. Apparemment non, et en patrouille serrée, il était très difficile au radar de sol de distinguer les deux avions, un seul écho s’inscrivant très logiquement sur l’écran du contrôleur aérien accompagné de l’identification.

Pourtant Sylvain distinguait partiellement une forme, sans pour autant préciser à quel appareil cela pouvait correspondre.

Le faisceau du phare arriva à la hauteur du visage du leader.

- Ok, de leader à n°2, tu vas réduire pour te placer derrière moi et illuminer pour vérifier si tu identifies quelque chose.

Le numéro 2 se mit en position et alluma son radar en réduisant le gain pour éviter de ‘polluer’ l’avion leader.

Rien qu’un seul spot, précisa l’ailier.

Puis il revint en position initiale, ou un échange entre les deux pilotes confirma que le capitaine Franquart voyait bien la même chose que lui.

Puis l’objet commence par accélérer, et dépasse son avion, puis il bifurque sur la gauche passant devant le nez du mirage. « Il va me percuter, pensa Sylvain, il va me percuter. Mais avant d’entamer la manœuvre de dégagement il constata à son grand étonnement qu’aucune turbulence n’était perceptible, et pourtant il était dans le sillage de l’objet. Oui , lobjet ! Il distinguait bien une forme ovoïde et toujours ce phare braqué sur lui, qui avait comme glissé le long de ce qui lui semblait être le fuselage pour se placer face à lui, une douce lueur qui ne l’éblouissait pas, inondait son habitacle. Il avait l’impression que cette lumière l’observait.

-  « Kiki », tu vois ce que je vois ? Oui lui répondit son ailier, « Mais qu’est-ce que c’est ?

Sylvain eut la présence d’esprit de sortir sa torche électrique pour illuminer quelque peu l’aéronef placé devant lui et évoluant à la même vitesse. Rien, pas le moindre halot de la torche n’apparaissait sur la forme sombre.

Annonçant à son ailier une décélération pour voir si l’objet réagissait….Il fit de même, puis il tenta l’accélération ! Réaction identique. Léger virage à droite puis à gauche l’objet volant calquait les mouvements de son appareil.

« Rambert à voltige 01, pouvez-vous identifier l’aéronef ?

- Voltige 01 à Rambert, négatif impossible de visualiser.

- Rambert à 01, reçu poursuivez votre vol.

Sylvain se dit qu’il n’avait pas le choix, il n’était pas dans un simulateur où il pouvait interrompre la simulation. Ils en ont de bonnes ces contrôleurs….continuez le vol, non tiens je m’éjecte, pensa t’il avec ironie.

- « Kiki ?

- Oui chef !

- On tente de le dépasser pour voir ?

- Reçu 5.

«  Au top on branche la réchauffe. Top.

Les deux avions accélèrent en tentant de dépasser l’objet volant….non identifié.

Mach 0,80…..0,95…..  « Attention au bang chef ». L’alarme du limiteur de mach se mit à couiner. Mach 1 on passe le ’bang’, en Progression. Mach 1,2.

L’ objet accéléra violement et commença à grimper.

- Whouaouuu tu as vu ça, cria Sylvain, mais c’est impossible, rien ne peut accélérer de la sorte.

Le phare se transforma en un point lumineux et minuscule qui prit la fuite dans l’immensité étoilée.

-  C’était quoi chef?

- Alors là, mon vieux si je savais. Rien de ce que nous connaissons sur terre ne peut se comporter comme ça. Ou alors c’est un programme secret venu chatouiller notre curiosité.

Sylvain se souvenait de l’épisode des soi disant ovni entre 1983 et 86, quand les américains testaient les capacités des F-117, les fameux bombardiers furtifs. Ils survolaient la Belgique.

« Bon et bien va falloir dire bonjour à la SM* capitaine Franquart. Toutes les conversations radio étaient consignées dans les boîtes noires en plus de celles qui sont reçues par le contrôle aérien. Sylvain savait que le débriefing serait long et que le passage du psy était inéluctable.

L’approche sur Istres se fit sans encombre, le personnel au sol avait eu vent de la rencontre exceptionnelle.

Le commandant de la base s’est même déplacé, ce qui est normal somme toute.  « En espérant que les civils ne soient pas au courant, sinon la presse va en faire ses choux gras. Je vois d’ici les gros titres ‘Interception d’un ovni dans le ciel de provence’ ».

22h15, une mission normale paraît-il.

En descendant de l’avion une trouée dans les nuages laissait passer la lumière des étoiles, Sylvain leva les yeux en soupirant, « Et s’ils existaient vraiment ? ».

 

Témoignage troublant

Cette personne désirant conserver son anonymat, sont souhait sera respecté.

"C'était sur Paris, lors d'une exposition sur l'armée de l'air, j'étais en combinaison de pilote de chasse, comme mes collègues, pour accueillir les visiteurs et les faire monter à bord de simulateurs. Un homme se présente vers moi et me tient ce discours: "Bonjour, je suis Monsieur ....- (et là impossible de me souvenir du nom de cette personne, pourtant j'ai une excellente mémoire) - avez vous vu des ovnis pendant vos vols? Je lui répondis que ce n'était pas le genre de chose que l'on pouvait sortir comme ça de but en blanc, et surtout quand il s'agissait d’un inconnu. Il m'expliqua qu'il cherchait des témoignages pour un hors série de VSD, intitulé OVNIS, les preuves scientifiques. Il me cita alors quelques noms de journalistes que je connaissais, dont Bernard Thouanel le rédacteur en chef de cet hors série. Puis il insistait pour me tirer les vers du nez avec beaucoup de sympathie je l'avoue, et pourquoi pas ne discuter autour d'une table, l'alcool souvent sait délier les langues - ( manque de pot je ne bois que de l'eau et du soda américain )-, puis il m'informe qu'il existe une communauté secrête qui se réunie régulièrement et qui est constituée de personnes ayant eut un ou plusieurs contact avec les ovni ou extra-terrestres. Intrigué je lui demande de repasser demain. Rendez-vous est pris pour cette fois-ci en discuter autour d'un "café". J'en profite le soir venu pour passer un coup de téléphone à Jack Krine et lui demander s'il est au courant de cette communauté, il me répond par un rire comme il sait les faire. " À part le Tomatos, la secte des pilotes, je ne vois pas trop…mais attend, il y a un gars qui venait souvent me voir sur les meetings pour me poser ce type de questions, puisqu'il avait lu mon témoignage...il prépare un hors série....mais fais gaffe tu es encore jeune (NDLR Jack est son aîné d'une bonne vingtaine d'années)" Nous y sommes. L'homme d'une cinquantaine d'années, cheveux grisonnants, grand, s'assied en face de moi, et nous discutons, je lui fais part de mon témoignage...car il savait. À ce moment-là j'étais encore d'active, et mon expérience insolite, s'il elle se trouvait dans un canard à sensations, risquait fort de me coûter ma carrière. Surtout que le lendemain, un homme vint à ma rencontre en me montrant sa carte bleue blanc rouge dont je tairais le nom de l'organisme, pour me dissuader de trop m'épancher sur mon témoignage.  Ma retraite atteinte, je participe depuis peu à cette communauté, mais je n'ai jamais rencontré de nouveau cet homme qui m'a invité à prendre un café. 


Le prochain volet:

La Science explique et révèle
  

Publié dans phase

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article