Le prix de l'immortalité

Publié le par Hervé Giacomoni

Si dans les années 70 , l’étude de l’Egypte semblait extraordinaire, il n’en est pas moins de ses archives datant de l’ex URSS qui circulent aujourd’hui sous le manteau et atterrissent entre les mains d’organismes puissants et particulièrement bien informés. Ces confidences sur l’histoire de l’Egypte pharaonique et prépharaonique, ce pays aurait donc bien connu une civilisation plus fantastique encore que celle, déjà étonnante, pour ne pas dire ahurissante, que nous pouvons imaginer à travers les monuments qu’elle nous a laissés.

D’autre, l’article de l’époque du magazine Constellation met en relief, quatre points qui militent intensément en faveur des hypothèses qui ont été émises :

 

 

 

1-     La civilisation égyptienne serait beaucoup plus ancienne qu’on ne le supposait jusque-là.

2-     Cette civilisation était beaucoup plus évoluée qu’on ne le supposait.

3-     Il y aurait eu deux civilisations égyptiennes et la première aurait péri dans une catastrophe.

4-     Cette première civilisation aurait été beaucoup plus évoluée que celle que nous connaissons et qui n’en constitue que les restes.

Voilà qui laisse donc apparaître comme tout à fait logique, comme entièrement plausible, l’origine antédiluvienne de la civilisation égyptienne et, partant, probablement des pyramides. En tous cas, ces monuments sont l’œuvre d’un peuple nanti d’un grand savoir, notamment en astronomie, d’une science qui en quarante mille ans a certainement atteint des sommets qui nous dépassent de beaucoup et au nombre desquels figure certainement, tout porte en particulier à le croire, le rêve ultime de tous les hommes : l’immortalité.

D’autre part, comment ne pas identifier cette catastrophe où périt la première, l’originelle civilisation égyptienne , avec le déluge, présent dans l’histoire ou les traditions de la presque totalité des peuples du globe ?

Finalement, tout semble bien se passer comme si des êtres avertis du cataclysme qui allait ruiner la Terre avaient hiberné durant un certain temps dans les pyramides afin de se mettre hors d’atteinte de ses effets destructeurs.

 

 

 

Partant de l’idée que nous venons d’énoncer, on s’explique mieux les coutumes bizarres qui consistaient, de la part des gens du peuple, à éviter de parler du nom du roi à propos de leurs pyramides qu’ils appelaient, eux, du nom d’un simple berger qui emmenait paître ses troupeaux en cet endroit : Philition. Cela voudrait-il dire que, déjà, à cette époque, la trace des constructeurs de ces monuments avait complètement disparu et que ces édifices s’offraient aux regards des bergers comme peuvent se livre à nos yeux les vestiges des civilisations encore inconnues ? On ne peut l’affirmer aussi vite mais, néanmoins, voilà qui s’inscrirait on ne peut mieux, dans le sens de l’hypothèse de base défendue ici.

En ce cas, les quelques pharaons qui utilisèrent les grandes pyramides comme tombeaux, ne furent que des usurpateurs « de chambre d’immortalité ». Des décadents peu scrupuleux et peu respectueux d’un passé sans doute suffisamment effacé pour que les pyramides ne les effraient pas, ne els apeurent plus, mais aussi d’un passé assez vivace pour que ces mêmes blockhaus anti-temps les tentent comme dernière demeure.

Un tombeau convenant bien à des pharaons égoïstes et, par là, cruels comme l’étaient précisément, entre autres, Chéops et Chéphren. Il est à remarquer aussi que ce sont les rois les plus anciens et non tellement les plus prestigieux qui se firent ensevelir dans des pyramides (dont on a sans doute oublié le sens et la fonction) pour se faire creuser des hypogées, comme des simples particuliers.

Il est vraisemblable que les pharaons  s’employèrent à attacher leur nom et aussi leur histoire aux magnifiques constructions qui leur servirent de tombeaux. Nom et histoire sur lesquels Hérodote aurait alors, pour une part qui resterait à déterminer, fondé son récit sur l’Egypte. Ce que semble d’ailleurs attester l’invraisemblance d’une relation concernant l’édification de la pyramide de Chéops, rapport où il est dit, entre autres, que ce roi en arriva finalement à prostituer sa fille afin d’amasser suffisamment d’argent qui lui manquait pour terminer cet édifice.

Bien sûr, il serait ridicule de prétendre que toutes les pyramides sont antérieures au déluge. Ceci nous paraît vraisemblable uniquement pour les plus grandes d’entre elles en particulier celles de Giseh. Car il reste bien évident que la civilisation égyptienne, telle que nous la connaissons, a bâti elle aussi bon nombre de pyramides comme ont peut le voir dans la région de Fayoum et de Memphis ainsi qu’aux environs de Thèbes.

Mais à notre avis celles-ci ne furent, à bien des égards, que de pales imitations et pour ainsi dire des ersatz des premières. En effet, souvent construites avec de simples briques et quoique beaucoup plus récentes indéniablement, ces pyramides sont toutes actuellement en fort mauvais état de conservation. Mais revenons aux premiers occupants de ces fantastiques montagnes de pierres. Il est écrit dans le papyrus magique d’Harris que l’adepte demeure trois jours et trois nuits dans le coffre de la pyramide avant de pouvoir se dédoubler sous l’irradiation des forces supérieures.

Les initiés étaient en mesure de se dédoubler. Dans le but d’échapper aux agressions d’un cataclysme, ils mettaient leur corps physique à l’abri au coeur de la pyramide.. Il réintégraient ensuite leur enveloppe charnelle. Et pendant ce temps, insaisissables et invulnérables, ces créatures subsistaient toujours de par leur seul esprit et pouvaient peut-être même, sous cette forme, assister aux destructions, en mesurer l’ampleur et les conséquences.

Dans la mythologie égyptienne, l’âme ne quittait pas le corps. Elle s’en séparait durant un certain temps pour habiter le corps d’un oiseau . ensuite, abandonnant cette demeure, elle réintégrait l’ancien corps, si toutefois celui-ci restait bien conservé. Autrement, si la putréfaction avait fait son œuvre, elle disparaissait irrévocablement, faute de pouvoir s’y réinstaller peut-être. Or, cette âme quittant le corps pour le réintégrer après avoir pris un oiseau pour demeure, ne symbolise-t-elle pas à merveille l’esprit de ces êtres ? Un esprit enfin libre comme l’oiseau parce que dégagé momentanément des contraintes d’un corps qui doit, de son coté, rester prêt à s’animer de nouveau. Sinon, bien sûr, l’issue de l’opération est fatale pour le sujet. Tout ceci peut paraître extraordinaire et pourtant, la tradition n’a-t-elle pas toujours et même avec insistance, aux Indes, mais aussi en Egypte, assuré la chose comme étant du domaine du possible.

De telles pratiques dégénérèrent, on s’en doute, mais néanmoins, nous pouvons en retrouver encore ce qui, seul, a pu subsister, c’est-à-dire la coutume consistant à laisser armes, bijoux, et surtout de la nourriture auprès du défunt. Car il est certain qu’à l’origine quand l’esprit reprenait possession du corps, ce dernier éprouvait le besoin de se restaurer et de retrouver les objets qui lui était chers, utiles et familiers.

Et si pour notre part, nous ne sombrons pas dans un engloutissement nucléaire, pareil dédoublement peut bien représenter là une des prouesses que nous atteindrons un jour, sans doute grâce à la science. Un état que nous pouvons même atteindre bien avant que notre civilisation ne totalise quarante mille ans d’existence. Car bien des choses sont possibles en quatre cents siècles, et même en un espace de temps bien moindre, y compris à des civilisations de s’épanouir, de périr et de renaître plusieurs fois de leurs cendres…

Découvrez l'usage des pyramides dans le roman "Phase, retour de l'infini"

Sources: Guy Tarade, "Les archives du savoir perdu".

Publié dans phase

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