Raoni

Publié le par Hervé Giacomoni

Alors que les médias nous ont pourris la tête avec les affaires UMP et DSK dont on s'en balance royalement, le chef Raoni est venu en Europe dans l’indifférence générale...non seulement pour parler du drame écologique et humain qui se joue là bas, mais surtout pour nous sauver et nous prévenir de la terrible catastrophe à venir... Agissez si vous aimez vos enfants, ce sont eux qui vont subir...

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STRASBOURG « C’est ma dernière visite en Europe. C’est la dernière fois que je discute avec vous. Je suis fatigué, maintenant… » : les mots du chef Raoni ont rendu sa visite au Parlement européen encore plus émouvante.

Le représentant du peuple kayapo, qui s’était fait connaître à la fin des années 80 pour sa bataille contre la construction d’un barrage qui aurait enseveli les terres où s’épanouit encore sa tribu nomade, est âgé aujourd’hui de plus de 80 ans… Là où les arbres sont rois, estimer la longévité d’un homme est plus difficile que de compter les cernes d’une souche.

Comme il y a plus de 20 ans, c’est un projet de barrage qu’il compte arrêter. Son nom : Belo Monte. Et il s’ajoute aux autres ennemis des Kayapos : l’extraction minière et la culture du soja qui croquent à pleines dents dans sa forêt. « L’héritage de mes petits-enfants sera très maigre. Ils ne peuvent pas vivre comme les hommes blancs. Ils souhaitent pouvoir chasser et pêcher. Il faut les respecter. » Alors « j’aimerais vous demander, à vous Européens, de réfléchir et de discuter – moi je parle à mon peuple pour éviter les conflits. Vous demander de dire au gouvernement brésilien qu’il faut qu’il respecte les peuples indigènes. Ils veulent prendre nos terres », a poursuivi Raoni alors que François Hollande recevait son homologue Dilma Roussef à l’Elysée.

« Je suis très inquiète parce que je reviens du sommet de Doha et ce que vous décrivez, c’est exactement ce qui se passe à l’échelle de la planète », a réagi la libérale française Corine Lepage, promettant au chef kayapo « tout son soutien », comme l’ont fait aussi les écologistes Eva Joly et Catherine Grèze, hôtes de Raoni hier au Parlement.

« Je vais rentrer dans mon village et j’y resterai, avec ma famille et mes petits-enfants. D’autres poursuivront la lutte », a conclu Raoni, passant le flambeau à Megaron Txucarramae, assis à sa droite.

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http://planete-amazone.aiderenligne.fr/donner/instituto-raoni.html

 

 

 

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