Le Dossier OVNI 3/5

Publié le par Hervé Giacomoni

On ne peut plus nier le phénomène !

 
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Jean-Jacques Vélasco, 61 ans, ingénieur français dirigeait le Sepra (Service d’expertise des phénomènes de retombées atmosphériques, dépendant du Cnes), seul organisme officiel au monde chargé d’étudier les faits aérospatiaux non identifiés.

 

Cet homme reçoit tous les rapports de la Gendarmerie nationale concernant les ovnis. Jean-Jacques Vélasco entre au Cnes et devient ingénieur dans le cadre des formations internes à cet organisme. Membre du Gepan dès sa création en 1977, il participe aux travaux de cette branche du Cnes de 1983 à 1988. Il dirigeait à Toulouse le Sepra qui disparait en avril 2004 suite à une réorganisation du Cnes ( Lire le portrait de Jean-Jacques Velasco du Science et Inexpliqué actuellement en kiosque).

 

Jean-Jacques Vélasco a découvert le sujet en lisant l’ouvrage flying saucers – Serious business de Franck Edwards dans la bibliothèque du Cnes. C’est en 1977 que Claude Poher, ingénieur en aéronautique et passionné d’ufologie, a créé le Gepan. Il a pu obtenir la collaboration d’une quarantaine d’ingénieurs et de techniciens du Cnes et mettre en place les structures au cours des trois premières années. JJV ( Jean-Jacques Vélasco) a participé à la création du groupe d’analyse et d’expertise des témoignages. Une sorte de simulateur est créé, le Simovni. Puis un groupe dénommé « Trace » est constitué pour intervenir rapidement et surtout mesurer les effets indirects générés par le phénomène.

Le fonctionnement du Sepra est atypique, elle est constituée par une secrétaire et des collaborateurs occasionnels au sein même du Cnes, mais des moyens considérables peuvent être utilisés au sein de l’organisme, en particulier pour effectuer des analyses statistiques. Avec l’intervention de collègues, spécialistes en orbitographie, pour les rentrées atmosphériques par exemple.

Lorsque la situation l’impose, dans le cas d’un fait intéressant, le Gepan fait appel à d’autres services, ce qui fait l’originalité du groupe qui bénéficie du travail effectué par les prédécesseurs de JJV. «  A l’époque du Gepan, ils avaient mis en place une méthode et des procédures grâce auxquelles nous recevions des informations de la part de différents organismes publics. Des protocoles ont été adoptés avec la Défense et les grands corps d’armée, Terre, Marine et Air, puis ensuite avec la Météorologie nationale, l’aviation civile et l’Electricité de France. Enfin nous avons la possibilité de travailler avec des laboratoires spécialisés dans différents domaines des sciences physiques et humaines. Nous pouvons ainsi analyser des traces laissées sur l’environnement ou faire expertiser des photos. Quand les affaires se présentent, nous sommes capables de réagir très vite. »

Dans le cas d’une observation d’ovni, la gendarmerie enregistre la déposition du ou des témoins . La déposition est recueillie et, s’il y a mention de traces physiques, le Sepra doit immédiatement être prévenu. L’objectif est d’écarter les témoignages farfelus pour laisser place aux phénomènes factuels, plusieurs critères sont pris en compte pour valider les cas. Une course contre la montre est alors lancée pour éviter que des dizaines de curieux et d’ufologues piétinent les traces. Après l’enquête initiale, un énorme travail prend forme en laboratoire, d’études et d’analyses doivent encore être effectuées.


Dichotomie d’un cas concret.

 

Nous reprenons justement l’observation faite par l’équipage du vol Air Inter du 30 novembre 1995 à Orly.

En approche finale sur l’aéroport d’Orly, l’équipage observe quelque chose qui dépasse l’entendement : Un parallélépipède de couleurs blanche et rouge, de la taille d’un avion d’affaires, leur a « frisé les moustaches », déclenchant une procédure d’airmiss ( rapport de risque de collision grave)  et une enquête. JJV a pu obtenir les tableaux de mesure, les images reconstituées et un résumé de la conversation de l’équipage avec la tour de contrôle. Le cas du 28 janvier 1994, Jean-Charles Duboc, paraît encore plus intéressant, car il comporte une observation de très bonne qualité effectuée par un équipage civil, ainsi qu’un enregistrement des données radar par les militaires. Au-dessus de la région parisienne, le Gepan a pu démontrer que l’observation a bien eu lieu, qu’elle a duré cinquante secondes et qu’elle a été suivie par un radar de site militaire donnant l’altitude. « Ce qui est intéressant c’est que le second radar a bien détecté l’avion de ligne, mais que pour l’ovni, nous n’avons pas d’indication sur l’altitude. En tout cas, une couche de nuages servant d’arrière plan a permis à l’équipage, qui se trouvait à 11 000 m environ. Le relevé du radar donne une estimation de sa vitesse : aux alentours de 200 km/h. Ce qui n’est pas énorme. C’est même extrêmement faible. Mais là où les choses deviennent tout à fait étonnantes, c’est en ce qui concerne la forme, qui est celle d’un disque ou d’une cloche très aplatie, la dimension, initialement évaluée à 1 000 m de diamètre, et son mouvement, légèrement oscillant. En recoupant les témoignages, on découvre que l’objet était vu sous un angle d’un quart de degré à 46 km de distance. Le calcul donne un diamètre de 200 m,  soit la taille d’un pétrolier ! Quant à sa disparition, elle sera simultanément visuelle et confirmée par le radar. Les membres de l’équipage vont voir ses contours devenir légèrement flous et l’objet disparaître sous leurs yeux. Sur l’écran du radar, l’écho va cesser d’exister entre les deux balayages, c’est-à-dire en moins de quinze secondes. A ce moment il est précisément 13h10.

Voici un rare cas d’observation effectué de jour. Initialement, l’objet est sombre, rouge sombre. Il se détache parfaitement sur un fond de nuages clairs. En ce sens, ce cas est un peu un cas d’école. Il a été admis par les autorités militaires. Il constitue la preuve physique qu’un phénomène qui a peu de chances d’être naturel, ou tout du moins d’origine terrestre. Toutes les hypothèses ont été évoquées, bien que les ballons-sondes lancés par le Cnes soient volumineux, ils n’atteignent jamais un diamètre extrêmement important de 200 m. Ce qui jette le trouble chez les scientifiques, c’est le fait de la disparition d’une telle masse, en termes de conservation d’énergie, sont considérables. Ces éléments laissent perplexes.

L’action du Sepra a été engagée à la demande des pouvoirs publics et son but n’a jamais été de déterminer si ce phénomène est le résultat de fantasmes.

 

 

Pendant la guerre froide, en ex URSS, Moscou a toujours nié le phénomène. Ce vaste territoire a été le théâtre de bon nombre de d’observation ainsi que des crash d’engins spatiaux.
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Boris Chourinov, 71 ans, a été professeur de linguistique à l’université de Moscou de 1975 à 1990. Son premier livre sur les ovnis, Paradoxe du XXéme siècle, écrit en 1980, paraît en 1990 et tire à trois cent mille exemplaires. En 1991, il quitte son poste pour se consacrer à des recherches sur les ovnis. Il est aujourd’hui président de l’Union ufologique de Russie, écrivain et conférencier.

En Russie, les ovnis sont un sujet tabou. Les savants ne veulent pas étudier ce problème par peur du ridicule. Quelques ufologues travaillent sur la question, mais ils n’ont pas les moyens. Pendant l’ère communiste, les ovnis constituaient un secret d’Etat. Les gens voyaient pourtant des choses… L’explication officielle avait le mérite d’être claire : les ovnis étaient des phénomènes lumineux occasionnés par les lancements de fusées. Comme l’emplacement des bases était tenu secret, on ne disait rien. Depuis 1995, on a réinstauré la censure dans la presse, et on ne peut parler d’ovnis que dans trois rubriques : fusées, sciences et expériences militaires.

Concernant les archives du KGB sur les ovnis, il n’existait officiellement qu’un rapport de 124 pages. Par suite de la dissolution de l’URSS, on a vendu quelques documents aux Américians. Un certain colonel Sokolov, qui assurait la liaison entre les unités militaires et les académies scientifiques, a privatisé, ou plutôt volé, une partie des archives militaires du KGB collationnées depuis dix ans. Toutes les observations d’ovnis y figuraient. Elles émanaient de chaque unité militaire, avec des rapports contresignés par les représentants du KGB qui contrôlaient la véracité des faits exposés. Il existe des documents officiels concernant la chasse soviétique. Pendant une période, on s’est aperçu qu’à chaque fois qu’un avion s’écrasait, on constatait systématiquement la présence d’un ovni dans les parages dix minutes avant !

Pour l’aviation civile, il est très difficile, si ce n’est impossible, d’obtenir des i,formations. Mais j’ai eu la chance d’avoir un copain d’école, Kabatchnitov, devenu copilote à la compagnie Aéroflot. Il m’a raconté ce qui lui était arrivé. Le 7 septembre 194, au-dessus de la Bièlorussie, le commandant de bord Goridze et lui on vu un objet fortement lumineux dans le ciel à bord de leur biréacteur TU-134A, et ils sont tombés malades par suite de cette observation, présentant dès le retour du vol certains symptômes comparables à ceux d’une irradiation. Nous avons réalisé une interview de l’équipage en vidéo, filmant notamment le témoignage du mécanicien naviguant Gvénétadzé. Il a vu l’objet passer sans transition de la gauche à la droite de leur Tupolev, comme s’il y avait des sautes d’image.

 

Dans son livre, Boris Chourinov évoque des témoignages de cosmonautes.

Je me suis basé sur les carnets de bord et les rapports officiels de la mission Soyouz T-4 lancée en mars 1981. Le cosmonaute Victor Savinykh a vu une drôle de boule de feu au travers du hublot tandis qu’il effectuait un exercice de gymnastique dans le complexe orbital Saliout 6. Il n’a pas eu le temps de prendre des photos mais il a pu dessiner avec précision ce qu’il a observé. Son collègue Vladimir Cavalyonok n’a aperçu que la fin du phénomène. Ce fait a engendré tout un roman fleuve en Occident sur les anges extraterrestres qui sortaient dans le vide spatial sans scaphandre pour s’agiter devant les cosmonautes, une légende colportée par plusieurs auteurs et ufologues… Le 11 novembre 1989, j’ai tenu une conférence à la Cité des Etoiles devant une salle remplie de nombreux cosmonautes. A un moment, j’ai tendu le micro. Personne ne voulait parler. J’ai donc lu un passage concernant cette observation. Une dame a alors dit au cosmonaute Savinykh assis dans la salle : « Ecoute ! Dis quelque chose… » Il lui a répondu : « Laisse-moi tranquille ! » Personne ne voudra dire la vérité. Un autre cosmonaute, Vladimir Soloviev, qui participait à la mission Soyouz T-5 à bord de la station orbitale Saliout 7, a vu un objet se balader alors que le cargo progress 14 s’approchait à 500 m de la cabine Soyouz t65 ! Son explication ? Il maintient dur comem fer avoir vu flotter « le couvercle d’un filtre à aire ». Une telle négligence au moment d’un arrimage est invraisemblable. Quant à son collègue Lebedev, il a abandonné ses activités dans un moment critique pour coller son visage au hublot et suivre la course de cet objet mystérieux !

Lorsque l’on évoque l’affaire Roswell, voici ce qu’il en pense.

Les Américains possèdent un grand secret, c’est sûr. L’incident de Roswell a déclenché une opération encore plus importante que le fameux projet Manhattan, qui a abouti à la bombe atomique. Nous savons que les Américains ont construit dans le plus grand secret de gigantesques laboratoires souterrains dans le désert du Névada. Nous ignorons sur quoi ils travaillent. Une chose est sûre : ils étudient des objets volants aux formes inédites. Il reste quand même improbable qu’ils aient réussi à reproduire totalement un disque volant…

L’hypothèse sociopsychologique  est généralement associée à une pathologie concernant les observations du phénomène ovnis, ce qui est particulièrement regrettable, car elle donne à l’opinion publique une idée complètement fausse , non pas du phénomène lui-même, mais de ce qu’il pourrait représenter. Ils prétendent que tout se passe dans la tête des gens, ce qui provoque chez le témoin une sorte de comportement visant à se refermer sur lui-même, de peur d’être montré du doigt et d’être considéré comme un affabulateur désirant s’attirer l’attention. Certes, il y a eu des cas qui encore aujourd'hui sèment le trouble, notamment l’affaire Georges Adamski, dont je vous invite vivement à découvrir l’épopée sur le site d’ArtiVision, ou encore le témoignage d'Eugénio Siragusa http://www.artivision.fr/docs/bible.html , ces témoins, ou devrais-je dire initiés, on eut la lourde de tache d’être contacté par des instances supérieures pour apporter et divulguer un message d’espérance, un message qui devait normalement être entendu et compris par l’humanité dans le but précis de modifier le comportement destructeur de notre civilisation. N’était-ce pas le souhait de Jésus ? Tous ont été d’une façon ou d’une autre bâillonnés.

Alors dire aujourd’hui qu’on a été témoin ou contacté…relève de la gageure malgré un courage certain. Pourtant, des informations circulent, des hommes et femmes dont le statut ne peut mettre en doute leur observation, c’est le cas d’un capitaine de vaisseau, commandant un bâtiment français en mission en atlantique, au large par une mer d’huile. Il m’expliquait qu’il était sur le pont de la super structure à la fin d’une journée d’été, accompagné de son second et de quelques matelots, rares étaient ceux qui se promenaient à plus de 22h30. Seulement voilà, il y a, à une époque de l’année, un phénomène visuel magnifique qui se créé par temps calme et sans nuages alentours lorsque le soleil disparaît sur la ligne d’horizon, phénomène bien connu par les marins au long cours, le fameux néon qui se matérialise lorsque le soleil plonge dans l’océan en émettant un rayonnement horizontal bleu-vert d’un effet des plus irréel digne d’un film de science-fiction. Puis quelques minutes plus tard, le commandant est attiré par un phénomène bien plus troublant, sur sa gauche, à bâbord donc, une forme ronde sort progressivement de l’eau à une bonne distance du navire, puis s’extrait dans son intégralité en s’élevant vers le ciel, la masse colossale de l’engin en forme de disque devait faire approximativement de 400 à 600 m de diamètre sur une bonne quarantaine de mètres d’épaisseur. 11 témoins verront la sortie de cet engin d’origine non terrestre. Le formidable disque s’éleva en douceur dans un léger vrombissement, presque en silence, même l’eau glissait le long des parois sans créer de vagues ni de remous, comme si le liquide ne touchait pas la structure. Une telle masse s’extrayant ainsi aurait provoqué bon nombre de vagues de bonnes tailles, me précisa le commandant, surtout à une distance d’un peu près un kilomètre, voire moins, mais rien ne vint troubler la bonne marche du navire. Le disque s’éleva en accélérant vers les étoiles pour disparaître. Il resta sans bouger agrippé au garde fou, regardant rapidement son second par saccades. Ce n’est qu’au bout de quelques minutes que les deux hommes commencèrent à échanger des observations sur ce qu’ils avaient vu, corroborés par les autres témoins. Le commandant demanda immédiatement si le radar de surface avait détecté quelque chose, rien, sauf deux vigies en passerelle qui observaient la route du navire, équipée de paire de jumelle puissante, ils avaient observé l’incroyable… Cette observation n’a jamais été divulguée publiquement, peut-être partiellement, dans certains magazines spécialisés, mais aucun nom n’a été cité. Pour dire que cette incroyable expérience a remué l’état-major de la marine nationale et certainement les imminences grises de notre gouvernement. Le capitaine de vaisseau et ancien pacha du navire est aujourd'hui Contre Amiral à la retraite, il m’en parle encore comme si c’était hier, avec cette lueur dans les yeux, un sentiment qui ne cache pas une certaine prise de conscience massivement cosmique…avec cette phrase qui résonne, « nous ne sommes pas seuls ».


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Article VSD Hors série OVNIS 1998


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Les témoignages de nos ancêtres
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